Biographie

Colonel Henri Romans-Petit

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Un homme, un événement :
le colonel Romans-Petit

Henri Petit alias « Romans » compte parmi les  premiers véritables  résistants de 1940. Officier dans l’Armée de l’air, il  organise en 1942 les  maquis de l’Ain et du Haut-Jura et défile, le 11  novembre 1943, dans la ville d’Oyonnax, à la tête de ses maquisards ! Ce “haut fait d’âmes” décidera les forces anglaises et françaises de Londres, jusqu’alors réticentes, à parachuter des armes pour les maquisards français, qui en étaient jusqu’alors quasiment dépourvus.

Henri Romans-Petit sera le premier chef de maquis (FFI) a être fait Compagnon de la libération par de Gaulle et recevra la première Croix de la Libération en France, le 16 juin 1944.

Portrait d’un homme d’honneur et d’exception par l’un de ceux qui l’ont le mieux connu, et qui fut, non seulement son fils, ami et confident, mais aussi l’un de ses plus proches collaborateurs.

Enfance et jeunesse

Avant toute chose nous allons parler du mot « Liberté » qui était le moteur de sa vie. Je reprends ses mots:

" Tout doit être sacrifié à la liberté, il n’y a pas de bien plus précieux que la liberté."

Ce qui caractérise avant tout mon père : une grande intelligence doublée d’un grand humanisme et d’un stratège redoutable.

Autre point qui détermine Romans-Petit, c’est son cheminement familial. Son grand-père venait de l’Italie du Nord, artiste peintre, grand et bel homme qui épousa une aristocrate auvergnate (origine qui le laissait totalement indifférent). De cette union naquit Elisa Marguerite sa mère qui épousa un cheminot. Mon père me disait toujours « on naît aristocrate, on ne le devient pas au bon vouloir d’un roi ».

Né à Firminy dans la Loire le 13 février 1897, il vit à St-Etienne avec sa famille. Il y suit sa scolarité et, lorsque la Première Guerre mondiale éclate, se sentant concerné, mais n’ayant pas l’âge, il se porte volontaire en s’engageant. Il sera affecté au 13e bataillon de Chasseurs Alpins. Par son courage, il sera très rapidement remarqué par ses officiers. Il aura une citation à l’Ordre de l’Armée et la Légion d’Honneur. Puis il fera l’école spéciale de St-Cyr.

Le jeune officier Henri Petit, alors sous-lieutenant.
Le jeune officier Henri Petit, alors sous-lieutenant.

Ensuite, il reprend ses études et travaille en même temps pour payer celles-ci comme « pion ». Il fait son droit et obtient sa licence. Il envisage d’ouvrir un cabinet d’avocats. Occasionnellement, il fait du journalisme et, précurseur, comme il le sera tout au long de sa vie, il crée une agence de publicité qui fera de l’événementiel. C’est un homme très dynamique, très sportif, passionné de motos et pratiquant le rugby.