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Pour une meilleure expérience, nous vous proposons d’écouter "Les Stentors – Le chant des partisans" durant la lecture de cet article.

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International

L’Afrique

Quelles étaient les relations de votre père avec l’Afrique?

Les relations entre les africains et mon père étaient très fortes. Il a œuvré au développement de ces pays d’Afrique sub-saharienne. Il était contre toute ingérence et estimait qu’il fallait acheter toutes leurs richesses, leurs matières premières à un juste prix et que cela bénéficierait à la population.

Il réalisa de nombreux réseaux téléphoniques urbains et des liaisons interurbaines, ainsi que de nombreuses stations terriennes par satellite.

Cela représentait une charge de travail importante pour des entreprises françaises et pour nos amis africains, car lorsqu’un câble est posé entre 2 villes cela permet le désenclavement et le développement de ces villes. Une activité d’échanges se crée.

Et je crois que les africains étaient attachés à la France?

Oui, le Général de GAULLE bénéficiait d’une aura très importante et il y eu beaucoup de soldats africains qui combattirent pour la France. Il m’est arrivé lors de réunions d’anciens combattants africains de les voir arriver avec toutes leurs décorations et de chanter la Marseillaise avec fierté, sans oublier parfois, de verser une petite larme.

Parlez-moi de vos relations avec la Guinée:

Le 1er voyage de mon père à Conakry a eu lieu alors que les relations diplomatiques avec la France n’avaient pas encore repris. Ce qui fut fait par la suite et André LEWIN fut nommé ambassadeur.

Les relations de mon père avec le Président SEKOU TOURE furent tout de suite très fortes. Lorsque vous avez un entretien avec un chef d’état, cela en général ne dépasse pas 30 min, et lors du 1er entretien avec mon père, ils sont restés 2 heures ensemble. Une grande amitié est née entre eux.

Quant à moi qui travaillais avec mon père, lors de mes fréquents déplacements à Conakry, je déjeunais souvent avec le président. Nos relations d’amitiés étaient très fortes aussi puisque lorsque j’arrivais au palais présidentiel, le poste de garde me disait que ce n’était pas nécessaire de m’arrêter puisque j’étais «le fils». Au cours de déjeuner il y avait tous les membres de son gouvernement. Une autre fois, il m’avait reçu dans son bureau particulier et il me dit «Je vais appeler votre père, et on va libérer l’Afrique du sud». Nous avons eu de nombreuses discussions concernant les relations franco-guinéennes.

Il a été souvent décrié par des gens qui ne connaissaient pas l’histoire de la Guinée. Pour exemple, un jour me baladant dans Conakry, je vois arriver la voiture du Président sans aucun garde du corps, avec simplement le Président et selon sa tradition un mouchoir blanc qu’il agitait à sa fenêtre et qui permettait à la population de savoir que c’était lui. Les enfants et le peuple guinéen qui étaient présents venaient le voir et l’acclamaient.

Pour les gens qui ne le savent pas, toutes les denrées de premières nécessités, à savoir le riz, l’huile, etc. étaient vendues au prix coutant que le pays avait payées.

Au palais, il n’y avait aucun luxe, les couverts étaient en fer blanc et je me rappelle toujours, que lorsque nous arrivions au café, de ce thermos de taille impressionnante sur lequel il fallait de nombreuses pressions pour en faire sortir le café. Et pour accompagner son café, il fumait une cigarette de fabrication locale.

Les africains ne doivent pas oublier qu’il fut le 1er chef d’état à demander l’indépendance de son pays et qu’il a été vice-président «des non alignés» dont faisait partis de nombreux chefs d’état dont lndira GANDHI.

Lors de la mission que j’ai faite en Guinée pour promouvoir les entreprises de la région Rhône-Alpes, j’ai eu l’occasion de rencontrer et sympathiser avec le commissaire Lucien AIME-BLANC. Il était connu pour l’affaire Mesrine et l’éradication de la French Connection à Marseille. Des liens d’amitiés se sont tissés, son père fut résistant et déporté.

Alors que nous nous gaussons de valeurs républicaines, de démocraties et des droits de l’homme, tout cela pour offrir à des africains des trottoirs à la Porte de la Chapelle et la timbale, c’est d’être livreur de pizza.

Une intégration ne se résume pas à un emploi, ni au fait de payer des impôts.

Il y a des solutions pour l’Afrique permettant, en utilisant nos problèmes respectifs, de sédentariser les populations et de créer de l’emploi localement.

J’ai parlé de ces solutions à Jacques CHIRAC en 1996, alors qu’il recevait les Compagnons de la Libérations et famille de Compagnons à l’Élysée pour un cocktail, il n’a pas donné suite.

Alors que d’autres personnalités comme Geneviève de GAULLE etc. etc. ont trouvé ce projet tout à fait intéressant et qui nous aurait évité ce déferlement migratoire dans notre pays. Il suffit d’écouter ce grand Monsieur qui est le Cardinal SARAH pour comprendre que l’exode de tous ces africains n’est pas la solution ni pour eux, ni pour nous.

« Si elle continue dans ce sens, l'Europe n'a pas d'avenir » (Cardinal Robert Sarah)

Il y a des solutions, mais il faudrait que les politiques s’y penchent.

Et comme me disait un ami africain «Ils ont quitté l’Afrique, et l’ont oubliée, ils sont arrivés en France et ils ne la reconnaissent pas, toi tu es un africain au teint clair, eux sont des nulles parts au teint foncé».

Israël

Dans le cadre de ses activités du Comité de direction de la LICA, mon père se rendit en Israël et eu un entretien avec GOLDA MEIR qui l’impressionna fortement et comme il me dit:

«C’est une grande dame avec la poigne d’un homme».

Ayant travaillé dans un kibboutz proche du lac de Tibériade, du nom de Sha’ar Hagolan, j’ai été fortement impressionné par la jeunesse composée de filles et garçons exécutant leur période militaire avec un enthousiasme et une force qui ne pouvaient amener que l’admiration.

C’est pour cela que lorsqu’éclata la guerre des 6 jours Israël fit appel à des volontaires, je me rendis rue de la Paix à Paris pour m’engager. Je n’ai pas eu de raisons de partir, étant donné que le Général MOSHE DAYAN a réglé les hostilités en 6 jours, d’où le nom de la guerre des 6 jours.

Lorsque j’en parlais à mon père, il me répondit exactement la même chose que sa mère lui avait dite lorsqu’il devança l’appel pour s’engager en 1914: «Je respecte ton choix».

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