Le respect des institutions
Mon père était très respectueux des institutions et estimait qu’il fallait respecter la France. Lorsque nous allions voter à Ceignes le costume et la cravate étaient de rigueur.
Une retraite à vive allure
Son dynamisme était toujours aussi présent, même l’âge venant. Au retour d’une mission professionnelle de Madagascar de 12 heures de vols, je lui ai amené à Orly un dossier parce qu’il repartait le jour même sur Yaoundé au Cameroun. Il avait 79 ans.

Petit plaisir de France au delà des frontières nationales
Je me souviens à Madagascar, des yeux de mon père qui s’écarquillèrent lorsqu’il vit sur le menu d’un restaurant des quenelles à la sauce Nantua de la célèbre maison NOLO de Nantua. D’ailleurs à Ceignes et à Paris, lorsque nous recevions des amis il y avait souvent des quenelles NOLO, pas de champagne mais du vin de Cerdon.
La cigarette
Mon père ne supportait pas la délation.
Un soir dans le dortoir de la pension, je soulevais une latte du plancher où je cachais ma cigarette que j’allumais. Mon voisin m’a cafeté (terme employé pour la délation dans les écoles) et ni une, ni deux, il reçut mon poing en pleine figure. J’ai été renvoyé manu militari dès le lendemain. Mon père vint me chercher et ne me fit aucun reproche.
Trois cuisinières ?
Un jour, je vis arriver un camion de livraison à Ceignes livrer 3 cuisinières. Je dis au livreur
« vous devez faire une erreur, une seule suffira », et mon père me dit «j’ai commandé une cuisinière au gaz bouteille, une au bois et une au charbon» et je lui dis en plaisantant «tu montes un restaurant?» Il me répondit «J’ai connu 2 guerres et les hommes sont suffisamment fous»
Rivalités entres corps d’armée
Il y avait une rivalité entre l’Armée de Terre et l’Armée de l’Air, que l’Armée de Terre appelait
« Les gonfleurs d’Hélice ».