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Pour une meilleure expérience, nous vous proposons d’écouter "Les Stentors – Le chant des partisans" durant la lecture de cet article.

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Les ennemies de la Liberté

Paroles de mon père

«Autour de moi les gens ne cessaient de me dire : Mais vous êtes fous, ce sont les allemands qui seront les plus forts».

«Eh bien nous avons démontré le contraire, j’ai toujours été convaincu que le rôle des hommes était déterminant».

«Les paysans possédant de petites exploitations ont été magnifiques».

«Parce qu’à la radio de Vichy nous étions présentés comme des truands, pour Philippe HENRIOT j’étais un parachutiste russe évadé des ghettos de Varsovie».

Le régime de Vichy

La communication sous Vichy

La Résistance a toujours eu des problèmes de communication, tous les organismes de presse, radio, étaient au service de Vichy et faisaient une chasse aux tracts, petits journaux émis par la Résistance.

Un classique dans une dictature.

Propagande mensongère

Les allemands étaient très gentils, très corrects, ils donnaient du chocolat aux enfants.

La Collaboration

La collaboration a pris différentes formes par idéologie, par retournement de veste comme le chef de la milice dans l’Ain qui à osé écrire à mon père quand le vent commençait à tourner pour lui demander si lui et ses hommes pouvaient rejoindre le Maquis et le pompon, avec un salaire.

Il savait qu’il aurait du mal avec ROMANS-PETIT, il a tenté et il a eu un refus catégorique. Et puis il y a ceux qui ne voulaient pas voir et qui tiraient le rideau.

A lire «les 100.000 collaborateurs» de Dominique LORMIER où vous trouverez, entre autre:

Ces personnes ont du sang sur les mains car des femmes, des hommes et des enfants ont connu l’enfer des camps de concentration et des résistants ont été atrocement torturés par leur faute.

Côté allemand

Klaus Barbie

Votre père étant recherché par Klaus Barbie, il savait que s’il était arrêté, il serait torturé avenue Berthelot à Lyon:

Oui, c’est pour cela qu’il avait une dent creuse avec une ampoule de cyanure qu’il aurait utilisé pour ne pas connaître la torture car vu qu’il était le chef des Maquis de l’Ain, il aurait rendez-vous avec Klaus Barbie en personne que l’on appelait «le boucher de Lyon» et il aurait eu le même sort que Jean Moulin.

Mon père ne se faisait pas d’illusions à ce propos et savait que la mort immédiate était infiniment préférable aux traitements qui lui seraient infligés s’il était pris vivant. Ces traitements impliquaient des tortures physiques les plus atroces.

Il y avait des affiches avec sa photo prise lors du défilé du 11 novembre 1943 qui étaient placardées dans tous les bureaux de la gestapo, des SS et de la milice.

Et PARKER dit «le fait que les allemands eussent mis sa tête à prix pour 1 million de francs, mort ou vif, prouvait que nous n’étions pas les seuls à approuver ses qualités».

Heinz A. Eckert

Officier allemand de l’Abwehr (l’équivalent du 2e bureau)

«… Bourg avait encore une garnison allemande. Mais à cinq kilomètres de cette ville, en direction de Nantua-Bellegarde, et jusqu’à la frontière suisse commençait déjà l’empire souverain des Maquis sous le commandement d’un officier français extraordinairement capable, le lieutenant-colonel Romans-Petit, alias, commandant Romans. Ce commandant a raconté les opérations qu’il dirigea contre nous avec habilité tactique et une grande audace dans son ouvrage «Les Obstinés». Il m’a donné beaucoup de fil à retordre… Courage, audace, ténacité dans les situations périlleuses, je ne puis le nier, le commandant Romans posséda des qualités de soldat faisant de lui l’adversaire le plus redoutable pendant les derniers mois de la guerre en France…».

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