Le Général de Gaulle
Quelles étaient ses relations avec le Général de GAULLE ?
Très bonnes.
Il y avait une grande estime réciproque, pour preuve le Général de Gaulle lui avait proposé un poste de ministre, mais c’était à l’époque où le Général de GAULLE n’avait pas encore pris sa décision par rapport à l’indépendance de l’Algérie et comme mon père était pour l’indépendance, il disait «j’ai combattu pour ma liberté et il est normal que les algériens aient leur indépendance, d’autant plus qu’ils auront une grande richesse sur le plan pétrolier et gazier, ce qui leur permettra d’avoir une vie plus confortable dans leur pays qu’en France», donc il a refusé le poste de ministre.
Quant aux ambitions qui l’entouraient, voire aux appétits de certains de ses collaborateurs, le Général n’en ignorait rien. Et pour preuve, lorsqu’en 1944, mon père venant du Maquis de l’Ain et passant quelques heures à Londres avant d’y repartir, alla lui rendre visite, de GAULLE lui dit en lui serrant la main : «ROMANS vous, vous n’avez jamais été à la soupe».
Cela m’a amené à avoir une grande admiration pour mon père, car c’est toujours émouvant de voir les convictions prendre le dessus sur la carrière.
Et votre père le rencontrait souvent ?
Ils se rencontraient régulièrement, car le Général de GAULLE aimait avoir son opinion.







En remerciement de cette belle journée du 24 juin 1956 à Cerdon, le Général de GAULLE offrit à mon père le manuscrit de ses mémoires qu’il a recopié de sa main, concernant les Maquis de l’Ain et le Colonel ROMANS-PETIT.
Rencontre avec BUCKMASTER patron du SOE (Services secrets britanniques)
Mon père était membre du « Special Force Club » à Londres où l’on pouvait se loger et rencontrer les autres membres du club. J’y ai rencontré avec mon père BUCKMASTER au petit déjeuner et je me souviens du personnage arrivant avec son chapeau melon.
Pierre DAC
Quand il venait en week-end à Ceignes il y avait une tradition qui était scrupuleusement respectée. Descente à la cave pour retourner les boîtes de sardines et si par hasard, il se trouvait une bonne bouteille, on entamait une discussion.
C’était un homme adorable, très sensible. Je me souviens de ses réconforts alors que je sortais d’une peine de cœur.
Il était très ami avec Francis BLANCHE et il serait très fier des CHEVALIERS DU FIEL.

Adrienne BOLLAND
Je pourrais presque dire que je parle d’un membre de ma famille. C’est Adrienne BOLLAND avec son mari Toto qui m’accompagnait quand je rentrais en pension.
Puis les années passant, elle se joignait aussi bien à Paris que dans l’Ain à des soirées ou des week-ends où l’on refaisait le monde.
Peu de temps après mon mariage où Adrienne BOLLAND fut mon témoin, nous apprenions qu’elle fit une chute après s’être pris les pieds dans le câble téléphonique de son appartement. Elle nous quitta. Mon père qui l’affectionnait aussi beaucoup fit un discours lors de ses obsèques et il en avait des trémolos dans la voix. Et je peux dire que nous étions parmi Ses plus proches.
Elle était vice-présidente de l’A.N.R.A. (Association Nationale des Résistants de l’Air dont mon père était le président).

GENERAL DE BENOUVILLE
Le Général de BENOUVILLE répondait toujours présent, comme il l’a fait lorsqu’Oyonnax était candidat pour le musée « Colonel ROMANS-PETIT et Résistance ». Il n’oubliait pas que mon père l’avait aidé financièrement, allant jusqu’à vendre ses meubles pour lui permettre de souffler, ceci juste après la guerre.
Le Général de BENOUVILLE était très lié avec François MITTERRAND et c’est pour cela qu’il put insister pour qu’il vienne présider les cérémonies à Oyonnax. Ils se rencontraient toutes les semaines.
Mon père avait de grands liens d’amitiés avec le Général de BENOUVILLE (ainsi que moi même), et cela malgré leurs idées politiques bien différentes. L’un, mon père, gaulliste social et lui royaliste, contrairement à ce que le Général de BENOUVILLE pouvait affirmer (d’après certains écrits). Mon père, quand il abordait ces sujets de désaccords avec lui, lui disait en souriant «tu es un adorable tout fou».
Je le rencontrais souvent et notamment à Jours de France. Je me souviens me parlant d’un projet, il me dit «je vais appeler Henri, mais puisque tu es là, je te pose la question car il ne fera rien sans avoir ton avis car comme il le dit tu es son rayon de soleil».








